L’assurance vie pour préparer sa retraite

 

 

Aujourd’hui, on compte de plus en plus de retraités et de moins en moins de cotisants. C’est la raison pour laquelle il est primordial de se constituer un complément de retraite pour faire face aux différents aléas de l’avenir.

 

La retraite est une des préoccupations les plus importantes constatées chez les clients en gestion patrimoniale. En effet, lors du passage à la retraite, la majorité des clients vont connaître une baisse non négligeable de leurs revenus. Ils se posent alors diverses questions :

 

-       Combien vais-je percevoir à ma retraite ?

-       Pour maintenir mon niveau de vie actuel, de quel revenu supplémentaire vais-je avoir besoin ?

-       Combien dois-je épargner ?

 

 

2.4.1/ Le PERP

 

 

Le PERP est l’un des contrats permettant aux futurs retraités de se préparer à la baisse future des revenus.

 

Ce contrat présente différentes caractéristiques :

-       Tous les ans, le souscripteur peut déduire de son revenu net global jusqu’à 10% de son revenu net d’activité professionnelle par le biais de versements réalisés au sein du PERP.

-       La sortie se fait obligatoirement sous forme de rente, réversible ou non. Contrairement à d’autres produits, il est impossible pour le souscripteur de retrouver à une date donnée tout le capital investi.

-       L’épargne est bloquée. Le futur retraité est sûr de profiter pleinement de ce qu’il a épargné.

-       Le montant que le souscripteur recevra est inconnu jusqu’à la retraite. Celui-ci diminue avec l’espérance de vie.

-       Il est possible de cumuler PERP et contrat Madelin.

 

 

2.4.2/ Le contrat à annuités variables

 

 

Désormais, de nouveaux placements sont possibles. Importés des Etats-Unis, ces contrats à annuités variables ou variable annuities permettent de constituer un complément de ressources jusqu’au décès de l’assuré. Celui-ci a la possibilité grâce à ce contrat de connaître à l’avance les revenus qu’il percevra une fois à la retraite. Les variable annuities répondent à la demande de sécurité recherchée par les souscripteurs présentant un profil prudent mais souhaitant néanmoins bénéficier des hausses potentielles des marchés financiers.

 

En 2007, Axa a été le premier à lancer sur le marché français le contrat à annuités variables.

 

Le point fort de ce produit est la garantie d’un revenu sur des supports volatils, notamment les unités de compte. En effet, à la souscription du contrat, l’assuré contracte une ou plusieurs options de garantie complémentaire censées préserver son capital contre une baisse des marchés et lui assurer un montant plancher de revenus viagers et ce quelle que soit l’évolution des Bourses.

 

Le principe de ces contrats est :

 

Ce contrat est disponible, transmissible et bénéficie d’une fiscalité avantageuse. L’innovation tient principalement aux garanties assorties à ces contrats complexes. Une première garantie cliquet permet de revaloriser le complément de ressources. L’assuré bénéficie ainsi des hausses de marché et il est protégé en cas de baisse. Une seconde garantie permet en cas de consommation totale du capital de rembourser le complément de ressources par une rente viagère. En cas de décès de l’assuré, l’épargne restante est transmise aux bénéficiaires désignés.

 

L’investissement minimum est différent selon la compagnie (30 000 € chez Axa, 100 000 € à la Mondiale Partenaire…). On remarque que le ticket d’entrée peut être relativement élevé.

 

Le montant du complément de ressource accordé à chaque souscripteur est fixé à l’avance et dépend de :

 

-       La durée de souscription prévue initialement

-       L’âge de sa mise à disposition

-       Le sexe

 

 

2.4.3/ Les rachats partiels

 

 

La possibilité d’effectuer des rachats partiels sans arrêter le contrat fait de l’assurance vie une source de revenus complémentaires intéressante dans le cadre de la gestion du patrimoine.

 

Le souscripteur a la possibilité de retirer ce dont il a besoin, quand il en a besoin. Il dispose donc d’une totale liberté.

 

 

Il peut, à tout moment, sans frais ni pénalité et dans des conditions fiscales intéressantes :

 

-       Effectuer des rachats partiels de manière ponctuelle. Cependant, les contrats d’assurance vie imposent généralement au souscripteur un montant minimum à racheter.

-       Effectuer des rachats partiels programmés. Le client choisit le montant et la périodicité des rachats.

-       Retirer l’épargne acquise sous forme de rachat total.

-       Demander à la compagnie la mise en place d’une rente viagère.

 

 

Exemple :

 

En  2010, Mr X partira à la retraite, il s’inquiète pour l’avenir et décide de consulter un gestionnaire de patrimoine.

 

Ses revenus annuels seront alors de 30 000 € par an. Les revenus intègrent la pension de retraite et les revenus mobiliers et immobiliers.

 

Il a estimé qu’il avait besoin de 50 000 € par an pour assumer son train de vie. Il lui faut donc 20 000 € de revenus supplémentaires pour garantir ses dépenses futures.

 

Par ailleurs, il disposera de liquidités importantes suite à la cession de son fonds de commerce. De cette cession, il touchera net d’impôt 1 000 000 €. Il demande l’avis à son conseiller en gestion de patrimoine pour un placement de 500 000 €.

 

Nous pouvons conseiller à Mr X de placer cet argent sur un contrat d’assurance vie.

 

 

Etant donné son aversion au risque, il souhaite répartir son investissement :

90% sur fonds sécuritaire. Le solde 10 % en unités de compte.

 

Les hypothèses de rendement retenues sont de 4% pour le fonds sécuritaire et de 5% pour le fonds plus risqué.

 

Au bout d’un an, il disposera de :

 

500 000 x 0,04 x 0,9 + 500 000 x 0,05 x 0,1 = 20 500  € de revenus générés

 

Mr X peut envisager de racheter tous les ans les intérêts produits par le contrat d’assurance vie pour maintenir son train de vie annuel. La fiscalité étant avantageuse en cas de rachats partiels, il ne sera pas fortement imposé. cf. Fiscalité des rachats partiels page 10

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